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LETTRE ET LITTERATURE [ L&L ]
  Au fil de l’histoire africaine Mélanges offert en hommage au Professeur Simon Pierre EKANZA
 
Num ISBN : 978-2-35-565-065-9   Paru le: 15-05-2019
 
Auteurs de l'article
Moussa PARE
Mots Clés
-
 
collection LETTRE ET LITTERATURE

Au fil de l’histoire africaine Mélanges offert en hommage au Professeur Simon Pierre EKANZA
Résumé :
 
-
Introduction :
 
Dans la tradition universitaire, il est de coutume d’offrir des Mélanges à un Maître dont la vie et la production scientifique ont marqué plusieurs générations de disciples qu’il a su façonner avec patience et rigueur dans sa discipline. A l’image des couronnes de lauriers que les légions romaines tressaient pour acclamer, louer et magnifier leurs généraux ou empereurs revenus de campagnes militaires victorieuses sur les champs de Mars, l’honneur m’échoit sur l’ ordre de notre» Magister Magnus» à tous depuis près d’un demi-siècle, le Professeur Simon-Pierre EKANZA, de faire l’introduction générale de cet opus collégial en son honneur. Dès l’annonce de ce choix, je me suis mille et une fois interrogé : Pourquoi moi ? Etais- je le plus habilité, voire le plus qualifié pour cette tâche à l’endroit d’une telle «icône» du département d’Histoire dont le rayonnement s’étend à toute l’Université au plan tant national qu’international. Je me suis très vite ravisé étant convaincu que celui que nous honorons a une longueur d’avance sur ma modeste personne. Aussi, me suis-je mis prestement au travail en espérant ne pas le décevoir et être à la hauteur des attentes et de la science du Maître. Qu’il me soit permis, donc, dès l’entame, de lui témoigner toute mon infinie reconnaissance pour cette marque d’amitié paternelle et de confiance inestimable. L’essentiel de ce qui nous arrive dit le Sage, n’est pas le fait du hasard, mais d’un ordre voulu par Dieu, le» Maitre du Temps et de l’Histoire», que la conscience humaine a pour fonction et devoir de savoir déchiffrer. Avant de faire très rapidement l’économie de l’ouvrage collectif dédié au grand Scribe» aux doigts habiles» et à la «plume alerte « qu’il a été et continue d’être pour chacun d’entre nous, il convient de relever que le titre retenu pour cet ouvrage «AU FIL DE L’HISTOIRE AFRICAINE « suscite des questionnements dès la couverture. Quelle est, d’abord, l’image qui l’accompagne ? Quel sens donner concomitamment à la trajectoire humaine et scientifique de celui que la communauté universitaire s’apprête à célébrer par ces lignes ? Quelles sont, ensuite, les représentations que nous nous sommes faites du Maitre et de son œuvre ? Quelles sont enfin, les leçons apprises à ses côtés sur notre discipline et ses exigences ? Cependant, lorsqu’on se donne la peine d’aller au-delà du réel et de suivre l’itinéraire du Professeur, il apparaît à l’évidence qu’il est le «Primus inter pares» , qui a pris le risque d’ analyser, de disséquer , l’histoire de l’Afrique en général et celle de son pays en particulier, dans toutes ses dimensions cognitives, épistémologiques et méthodologiques en mettant l’ accent sur les périodes précoloniales et coloniales. L’ouvrage s’articule autour de deux centres d’intérêt : 1. l’homme et son œuvre ; 2. les contributions scientifiques de la communauté des historiens nationaux et étrangers à son endroit. La première partie de l’ouvrage intitulée «L’Homme et son œuvre» s’ouvre avec : - la biographie du Pr Simon-Pierre EKANZA ; - le diaporama ; - les témoignages de quelques anciens collègues, disciples et membre de famille ; La deuxième partie est un «bouillon» de vingt-huit (28) articles en lien tous avec les cinq thématiques majeures abordées avec art et méthode et passées au crible de la critique historique par l›érudit au cours de sa longue et féconde carrière universitaire au service de l’Ecole historique africaine en général et ivoirienne en particulier. Concernant le premier axe de cette contribution collective, l›unanimité est acquise au Pr. Simon-Pierre EKANZA pour sa riche production intellectuelle et tout l›investissement humain mis au service du Département d’Histoire pour la promotion de tous et pour la formation des étudiants en histoire. Tous, nous lui sommes redevables aux différentes étapes de notre vie ou de notre carrière professionnelle universitaire, même si son flegme, sa modestie à tout rompre et sa discrétion doivent en souffrir. Au demeurant, son itinéraire de vie et l’éducation reçue durant ce parcours le prédisposaient à telles valeurs auxquelles il sied d’adjoindre la tempérance, le souci constant de n’humilier personne et l’amitié à toute épreuve qu’il nous laisse en héritage. Le bon souvenir que l’on garde d’un être, c’est sa bonté qui perdure au-delà de ses années d’activité. Tout aussi remarquables sont le parcours professionnel et les activités universitaires du Maître ; en guise d›illustrations, on peut citer entre autres : - une vingtaine d›encadrements de thèses de Doctorats de toutes natures ; - cinq (5) Mémoires de Maîtrise ; - les nombreuses missions d›enseignement en Afrique , en Europe et en Amérique ; - une participation active à de nombreux colloques , conférences et réunions internationales ; - les responsabilités para universitaires en tant qu›homme politique fidèle à ses convictions et principes inaltérables . De l’avis de tous ses étudiants que nous étions alors, ses enseignements étaient des moments de pur régal et de délices, d›où les expressions de circonstance : «tous les enseignements du Professeur S. P. EKANZA étaient une invitation à découvrir avec lui les méandres d›une cathédrale gothique ou romane», l’Histoire», avec la minutie des détails de précision «ou encore « chaque cours en Amphi avec lui était une entrée dans une cathédrale». En outre, sur ce premier volet, c’est par la densité et la fécondité de sa production scientifique que le Professeur Simon-Pierre EKANZA force le respect et l›admiration. En effet, la Muse CLIO lui a inspiré dix-neuf (19) ouvrages dont quinze (15 ) à titre personnel et quatre(4) en collaboration avec d›autres auteurs , dans des éditions de renom tant nationales qu’ internationales et vingt-sept (27) articles au contenu diversifié sur ses sujets de prédilection : - la période précoloniale et coloniale (05) ; - le Moronou (05) ; - l’Afrique et la Côte d›Ivoire (07) ; - la religion (05) ; - les sources et la méthodologie (05). Qui dit mieux ? En dernière analyse, les témoignages de trois de ses collègues, de quatre de ses disciples et celui d’un membre de la famille sont un condensé de la vie de l›Homme de bien et de valeur ainsi que de l’impact laissé par les travaux du Maître sur la communauté des historiens ivoiriens voire africains. Les thématiques abordées par le Pr. Simon-Pierre EKANZA tout au long de sa carrière sont prolongées et approfondies par ses « anciens » étudiants et jeunes collègues. C’est l’ossature de la seconde partie de cet ouvrage. Six contributions mettent en scène l’impact de la colonisation européenne et singulièrement française sur les sociétés africaines surtout ivoiriennes. Ces contributions font ainsi écho à la production scientifique du Maître, entre autres à « l’oppression administrative en Côte d’Ivoire (1908-1920) », L’Afrique au temps des Blancs (1880-1935), Le Royaume du Moronou en Côte d’Ivoire. Une symphonie inachevée, La ruée commerciale sur la Côte d’or et la côte quaqua. Européens et Africains dans le Golfe de Guinée XVè - XVIIè siècles. Le traitement de cette séquence de l’histoire des Africains et des Européens met en lumière les modalités d’implantation et les enjeux que représentent les populations et les territoires sous domination. Quels rapports colonisés et colonisateurs ont entretenu dans cette époque particulière de la Côte d’Ivoire ? Les contributions des cinq universitaires abordent cette question cruciale. Il faut noter la contribution de trois illustres collègues du Pr. EKANZA. Le premier Kouassi Yao Claude, brillant spécialiste des relations internationales trop tôt disparu, Catherine Coquery-Vidrovitch et Dommergue Danielle, toutes deux, éminents universitaires françaises avec lesquelles le Pr EKANZA partage la thématique des relations entre la métropole et les colonies d’Afrique. La première les aborde à travers la personne de François Mitterrand dans ses rapports avec la colonie de Côte d’Ivoire. La seconde traite de la posture des militaires français dans une colonie en pleine « pacification » dans le contexte de la première guerre mondiale. Le troisième axe de cet ouvrage collectif a pour fil conducteur les peuples de l’Afrique ancienne. L’histoire de cette Afrique-là, le Pr. EKANZA en a tracé les sillons profonds que plusieurs de ses anciens étudiants ont rafraîchis et élargi à la dimension des enjeux en cours. Les articles, au nombre de neuf, soulèvent la question des savoirs endogènes des peuples africains et de leur organisation évolution politiques. Si les populations akan (Baoulé et Agni) sont mieux représentées, les anciens Nubiens et les Sénoufo Niarafolo du nord de la Côte d’Ivoire s’invitent aussi au débat. Il s’agit de montrer que contrairement aux idées reçues, les populations africaines ont développé des sciences et des techniques propres afin de maîtriser leur environnement. Elles ont acquis droit de cité en matière d’organisation politique et de la gestion des ressources de toute nature. La longue et douloureuse période de la domination coloniale a sans équivoque bouleversé ces organisations politiques et jeté le discrédit sur les savoirs des Africains quand elle ne l’a pas tout simplement annihilé. C’est avec ces grands handicaps que la Côte d’Ivoire accède en 1960 à l’indépendance. D’illustres personnalités au premier rang desquels Félix Houphouët-Boigny vont l’introduire dans la modernité. C’est la cinquième thématique de ce second axe de l’ouvrage. La Côte d’Ivoire moderne a retenu toute l’attention de l’historien EKANZA. Cette attention est reconnue et soulignée par son collègue Jean Derou : « Le Professeur Ekanza a publié en 1978, en collaboration avec feu Guy Kangah, au moment où ce dernier était directeur des Archives Nationales de Côte d’Ivoire, « La Côte d’Ivoire par les textes », un ouvrage dont l’originalité et l’utilité ne sont plus à démontrer. En effet, comme l’indique son titre, l’ouvrage est un recueil de textes qui instruit sur différentes thématiques de l’histoire de la Côte-d’Ivoire (…) » Ses travaux sur le sujet cherchent à saisir les défis que son pays et l’Afrique en général doivent relever. Il insiste sur les leviers dont ceux de son histoire, que la Côte d’Ivoire et ses dirigeants doivent actionner dans la marche vers le développement et surtout dans le contexte global de la mondialisation. Les six contributeurs de cet axe ont chacun saisi un cliché de la riche histoire de la Côte d’Ivoire depuis son indépendance. A cheval sur deux périodes de l’histoire de la Côte d’Ivoire (coloniale et indépendance), le Dr. Bekouin traite de l’histoire religieuse et met en évidence que le pays a attiré les acteurs religieux venus de lointaines contrées. Dr. Cissé Chikouna peint avec finesse le contexte des deux décennies de développement économique et social fulgurant de la Côte d’Ivoire et ses revers sociaux marqués par le grand banditisme et la marginalisation de bon nombre de citoyens. Le choc du multipartisme des années ’90 sur les Ivoiriens est saisi par Dr. Yapi yapi Dominique à travers la vie des organisations syndicales nationales. Dr. Diabaté Alassane boucle les événements des trois premières décennies post – indépendance de la Côte d’Ivoire en traitant de l’évolution historique de la ville de Daloa. Dr. Zan Bi Irié questionne l’histoire récente de la rébellion en Côte d’Ivoire pour en comprendre les origines lointaines, dans la colonisation française. La contribution de l’archéologue, Dr. Kaboré – KiénonTimpoko Hélène, portant sur les « Fouilles des vestiges métallurgiques originaux dans la zone d’Odienné, village de Siola Kaniasso, région du Folon » est un clin d’œil au Pr. EKANZA, qui, selon le Pr. Loucou a touché à l’archéologie pendant leur séjour académique en France. La présence de cet article dans l’ouvrage de témoignage participe à nous rappeler combien les connaissances et la disponibilité du Professeur EKANZA ont permis à l’archéologie ivoirienne, surtout celle des jeunes chercheurs actuels, d’éclore. Il a, en effet, encadrer des travaux de Maîtrise et de Thèses en Archéologie, participer à des jurys d’évaluation de travaux académiques dans ce domaine. Au total, les deux grandes articulations de l›ouvrage semblent trouver une résonnance dans ce texte tiré des Hieratic Papyri in the British Muséum, p.38sq. et traduit par Schott et P. Krieger dans, Les chants d’amour de l’Egypte ancienne, Paris,1956, pp.160-1, qui dépeint les valeurs, que le Professeur Simon-Pierre EKANZA à l’image du sage Ptah-Hotep a su incarner à nos yeux et l’impact indéniable de son œuvre sur les générations actuelles et futures d’Historiens : «Les scribes pleins de sagesse, depuis le temps Qui vint après les dieux, Et dont les prophéties se réalisèrent : Leurs noms durent éternellement. Ils n’ont point projeté de laisser derrière eux, pour héritiers, Des enfants de leur chair qui conserveraient leur nom : Ils se sont fait pour héritiers Les livres et les enseignements qu’ils ont écrits. Des livres, ils ont fait leurs prêtres, De la palette de scribe, ils ont fait leur fils bien aimé : Les enseignements sont leurs pyramides, La plume était leur fils, La tablette leur épouse… Y a-t-il un homme semblable à Ptah-Hôtep ? Les sages qui prédisaient l’avenir, Ce qui sortait de leur bouche se réalisait. On découvre qu’une chose est un proverbe, Et qu’elle se trouve dans leurs écrits… Alors même qu’ils ont disparu, Leur puissance magique atteint tous ceux qui lisent leurs écrits.»
Contenu :
 
-
4ème de couverture :
 
-
Qui est Moussa PARE ?
 
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